
On peut être un éminent homme d'état et avoir quelque chose d'autre à transmettre à un public qui en a certainement besoin, c'est le cas de notre BBK national.
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Entre espoir et désillusions. L'attente d'un évènement heureux n'est pas toujours facile à vivre. Pour un peuple meurtri par des multiples tragédies, c'est toujours difficile d'espérer une libération dont il ignore non seulement la provenance et le héros, mais aussi les tenants et les aboutissants. Mais l'espoir fait vivre. Théo Joseph Senga




En somme, le président de l'A.s.c.o.m explique que les étudiants congolais préparaient la journée culturelle congolaise, pour présenter notre culture aux Marocains et aux étrangers qui vivent au Maroc. Après les répétitions, qui se terminent tard, la nuit, chacun rentre chez soi. C'est le cas du groupe des victimes. Ils attendaient un taxi au bord de la voie goudronnée. Voilà qu'un jeune Marocain, dans un véhicule, circulant dans l'autre sens, serre de leur côté et franchit même le trottoir, pour les heurter. Sur place, il tue deux étudiantes, tandis que trois autres sont admis à l'hôpital et parmi eux, une étudiante dans le coma.
L'acte délibéré est la traduction du racisme arabe contre les Négro-africains. L'A.s.c.o.m s'en inquiète vivement. «Nous, les étudiants de l'Afrique subsaharienne, nous subissons les actes de racisme, tous les jours qui passent, par les originaires (Marocains). Mais, cette fois-ci, ils sont allés plus loin, en donnant la mort à deux de nos sœurs, Mesdemoiselles Olandzobo Marie-Pauline et Mbama Diane, une encore, dans le coma, Okoueke Elenga Princia, une qui a eu une fracture au niveau de la jambe, Bissiki Cyrielle et le dernier a des plaies et une fracture au niveau de la main droite, Malonga Bernyvon», écrit l'association des étudiants.
L'on sait que les établissements d'enseignement supérieur, dans les pays du Maghreb, font des publicités pour encourager les étudiants africains à poursuivre leurs études supérieures dans ces pays. Mais, avec la multiplication des actes de racisme dans ces pays, la vie des étudiants négro-africains risque d'y être difficile. C'est pourquoi l'A.s.c.o.m interpelle les autorités nationales. «C'est ainsi qu'au regard de ce qui précède, nous soumettons à votre approbation, d'apporter de l'aide aux familles des victimes et nous envoyer, dans les plus brefs délais, les ministres de l'enseignement techniques et professionnel et le ministre de la coopération, ici au Maroc, afin de venir régler notre situation. A partir du lundi 10 mars 2008, aucun Congolais n'ira à l'école. Trop c'est trop, nous ne sommes pas des animaux», implore l'étudiant Rollin Gaël Ondong Ebata, au président de la République. Quant aux autorités marocaines, elles feraient sans doute bien de rassurer les Etats africains au Sud du Sahara, quant à leurs efforts de combattre le racisme. C'est un grand défi dans le développement harmonieux des relations de coopération.
Paris le, 11 février 2007
A l’attention de Monsieur Jean-cyril Spinetta, Président-directeur général d’Air France
Monsieur le Président-directeur général,
Depuis des années, et plus exactement depuis la disparition de la compagnie africaine AIR AFRIQUE (RK), les autres compagnies aériennes ne pouvant, en raison de la règlementation actuelle, faire de vols directs entre Paris et le Congo, votre compagnie se trouve en situation de quasi-monopole dans la desserte des deux principales villes congolaises qui sont Brazzaville (la capitale) et Pointe-Noire (la capitale économique, ville pétrolière). Comme chacun le sait, la fréquence des vols d’AIR France (AF) entre Paris et ces deux destinations congolaises a régulièrement augmenté au cours des dix dernières années. Elle assure actuellement la desserte de Brazzaville trois fois par semaine, notamment les lundi, mercredi et vendredi. Et il semble que votre direction envisage de l’augmenter d’ici à l’été prochain.
Cet intérêt toujours plus grandissant qu’accorde votre direction à ces deux destinations congolaises confirme bien que le Congo reste la destination long courrier hyper-rentable, sinon la plus profitable de votre compagnie, notamment dans la conjoncture très morose et hyperconcurrentielle que traverse actuellement le secteur des transports aériens. D’après nos informations, votre chiffre d’affaires sur les deux seules destinations de Brazzaville et Pointe-Noire a été multiplié par cinq en dix ans et représente une part largement supérieure à celle de toutes vos autres destinations confondues. Pourtant vous n’avez pas de vols quotidiens sur le Congo. Cela est tout simplement scandaleux.
Au regard de ce qui précède, il est donc logique que ces deux destinations congolaises soient au centre de la stratégie commerciale de votre groupe. Cependant, force est de reconnaître que votre groupe qui a toujours vu d’un mauvais œil la venue de nouveaux concurrents sur le ciel congolais profite honteusement de la situation de ce pays qui souffre cruellement de la mauvaise gouvernance et de l’incompétence notoire de ses dirigeants actuels qui ne parviennent pas à doter ce pays riche en pétrodollars d’une compagnie aérienne nationale comme l’ont déjà fait d’autres pays anciens membres d’AIR AFRIQUE, pourtant nettement moins nantis que le Congo.
Il est évident que vos conditions tarifaires applicables actuellement sur les vols à destination de Brazzaville et de Pointe-Noire ne semblent pas reposer sur des bases claires et saines. Celles-ci sont scandaleusement profitables pour votre compagnie, faisant ainsi de Brazzaville et Pointe-Noire les destinations les plus chères du monde avec des billets allant jusqu’à 4800 euros en classe économique en basse saison. De plus, elles tirent vers le haut celles des autres compagnies « concurrentes » comme ETHIOPIAN AIRLINE, qui sont malgré tout obligées de tenir compte du fait que leurs vols sur le Congo ne sont pas des vols directs. Comparativement, vos conditions tarifaires sont très déséquilibrées tant vos tarifs restent exagérément élevés et ce, en dépit de nombreuses plaintes des pauvres voyageurs congolais qui, du reste, ne profitent pas de la manne pétrolière confisquée par le pouvoir prédateur et véreux de Mpila et ses proches. Pour eux, les pétrodollars coulent à flot. C’est ce qui explique qu’ils payent sans compter, à coup de plusieurs milliers d’euros (plusieurs millions de francs CFA), vos billets première classe et classe affaire, c’est aussi ce qui explique que tous vos vols entre Paris, Brazzaville et Pointe-Noire soient surbouqués dans un sens comme dans l’autre.
Comme vous pouvez le constater, cette manne pétrolière, ces pétrodollars congolais qui aiguisent vos appétits voraces ne profitent qu’à une poignée d’individus. Il est donc préjudiciable pour le congolais lambda de payer le prix fort pour l’achat d’un billet d’avion. Aussi, nous, le Collectif de la diaspora congolaise de France et d’Europe envisageons de mener dans les mois à venir une enquête comparative sur les conditions tarifaires des compagnies aériennes qui desservent les grandes capitales africaines. Cette enquête portera sur une période de dix ans et sera rendue publique afin que les congolais puissent comprendre l’escroquerie dont ils sont victimes de votre part depuis dix ans. Il est temps que cesse cette situation de quasi-monopole d’AIR FRANCE qui a toujours tenu à être la seule compagnie aérienne à desservir le Congo. D’ores et déjà nous demandons à M. Jean-cyril.spinetta et l’ensemble de la direction d’AIR FRANCE de réviser à la baisse leurs tarifs en direction du Congo, et nous rappelons que le Congo n’est pas la chasse gardée de la compagnie française, et que le jeu de la libre concurrence qui obéit à la loi de l’offre et de la demande doit jouer pleinement pour stimuler les choses et permettre ainsi de maintenir les niveaux de prix attractifs sur ces deux destinations congolaises.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Président-directeur général, en l’expression de notre considération distinguée.
Pour le Collectif de
Bienvenu MABILEMONO